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PastGroup1 CELUI QUI TRANSPORTE DES OEUFS NE SE BAGARRE PAS
  • Marcel Balboné chant, batterie, percussions
  • Bart Maris trompette, magnétophones
  • Valentin Ceccaldi violoncelle, horizoncelle, conception et composition
  • Roberto Negro piano préparé, électronique, conception et composition
  • Guillaume Cousin création lumière, scénographie, vidéo projection
  • Mathieu Pion son
  • Emilie Le Roux mise en scène

Sur des textes* de : Fiston Mwanza Mujila, In Koli Jean Bofane, Gaston Miron, Pier Paolo Pasolini

 

Production : Festival Africolor, Merci pour le Poisson

Durée : 60 minutes

 Un Trou et un Moteur. Cela commence par une Histoire qui n’avance pas. Donc ça ne commence pas. Un quatuor de musique contemporaine naufragé en plein coeur de Lemba. Un chaman assassiné pour une brosse à dent. Des fragments de poésies de monsieur Mwanza Mujila retrouvés dans les toilettes d’une ambassade. Un match de catch. Une liste de courses et cinq magnétophones. Deux enterrements simultanés et leurs folksongs. Et un Moteur. Ce qu’il faut, c’est trouver un moteur en état de marche. Et l’Histoire commence. 

Note d'intention

Cette création est le fruit d’un voyage à Kinshasa. Roberto Negro et Valentin Ceccaldi s’y rendent au mois de juin 2017 et en reviennent avec une bande magnétique recélant des trésors de musique traditionnelle du Kasai, du Bandundu, du Maindombe… Parallèlement ils s’initient à la littérature congolaise, auprès d’auteurs  tels que Fiston Mwanza Mujlia et In Koli Jean Bofane. Une parole à la fois violente et fantasque, drôle et impitoyable, poétique et rugueuse. Il leur paraît alors évident d’inviter les deux tsunamis Bart Maris et Marcel Balboné à rejoindre cette aventure.

Ceccaldi et Negro marchent par intuitions. Ils les livrent au spectateur sans vouloir contrôler les multiples sens qu’elles peuvent engendrer, mus par le désir d’ouvrir des volets, avec impétuosité et malice, et de bâtir des ponts, entre images et contraste des sons. Questionner le rapport des objets, le rapport des couleurs, le rapport des forces : Edingwe face à Mal à l’aise; une trompette face à une voiture de course; l’Homme blanc et l’Homme noir. Au sommet de tout cela, en tempête imminente, plane l’insurrection de la poésie. Une ode à l’initiative et à ce qu’elle engendre de plus beau et intense : l’inattendu.

* Pourquoi le lion n’est plus le roi des animaux In Koli Jean Bofane, Gallimard jeunesse, 1996 /// Demain l’histoire in L’homme rapaillé, de Gaston Miron ed. Gallimard, 1970 /// Tram 83 de Fiston Mwanza Mujila, 2014 /// Te voir dressé sur tes deux pattes ne fait que mettre de l’huile au feu Fiston Mwanza Mujila de lansman éditeur, 2015 /// Lettere luterane de Pier Paolo Pasolini, édition Garzanti, 1975 – traduit de l’italien par Roberto Negro.

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